Liberté de la presse

La France est passée en 34 ème position dans le classement annuel de RSF* sur l’état de la liberté de la presse, derrière tous les grands pays européens. Depuis le début des Gilets jaunes, la situation s’est dégradée. Rappel de quelques principes aujourd’hui gravement remis en cause.

Liberté d’expression.

Dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, la liberté est le premier des quatre droits de l’homme. Après la définition de la liberté et le rappel de la primauté de la loi (article 4), le refus de la détention arbitraire (article 7), la présomption d’innocence (article 9), l’affirmation du respect des opinions notamment « religieuses » (article 10), la « libre communication des pensées et des opinions » apparaît comme la première des libertés (article 11), dont les bornes sont définies par la loi.

La Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) protègent le droit à la liberté d’expression.

La Liberté de la presse représente l’une des principales libertés. Cette liberté se fonde de l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 qui affirme que tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions, et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. (Source : La Maison Des Journalistes)

C’est bien ces principes fondamentaux qui sont aujourd’hui remis en cause par le gouvernement.

Pour Ricardo Gutiérrez, Secrétaire général de la Fédération Européenne des Journalistes : « L’année dernière, près de 200 journalistes ont été victimes de violences et d’intimidations policières en France, ce qui a valu à la France d’être classée dans les « pays à suivre », au même titre que la Turquie, la Russie, l’Albanie, la Hongrie, la Serbie ou la Pologne, dans le rapport annuel de la Plateforme du Conseil de l’Europe pour la protection du journalisme.
Cette année, plutôt que de résoudre le problème, les autorités françaises donnent l’impression de vouloir le dissimuler en interdisant aux journalistes de photographier ou filmer des agents des forces de l’ordre en action dans l’espace public. »

(Nous dénonçons) ces restrictions de la liberté de la presse en contradiction totale avec les standards juridiques internationaux en termes de liberté d’expression ».

Pour Emmanuel Vire, secrétaire national du Syndicat National des Journaliste-CGT : « La répression contre les journalistes n’a jamais été aussi forte. Des confrères ont été placés en garde à vue, parfois 48 h comme Gaspard Glanz à qui on a interdit d’exercer à Paris pendant 6 mois ! …

On peut se demander si cette attitude, cette stratégie d’intimidation du pouvoir vis-à-vis des journalistes n’arrange pas les grandes puissances et les industriels qui possèdent les médias… C’est d’abord la mainmise de la presse et de l’information par les milliardaires de ce pays qui possèdent maintenant la plupart des médias, qui rend extrêmement difficile le travail des journalistes… Les conditions d’exercice sont de plus en plus difficiles, et le métier de plus en plus précarisé. 30 % des journalistes sont précaires (…)

La Cgt propose une refonte totale de l’information et des médias en France, en réorientant les aides à la presse qui représentent plus d’un milliard d’euros par an donné à ces grandes puissances financières… Il faut donc favoriser les médias indépendants contre les médias « mainstream » qui appartiennent aux grandes puissances de ce pays.» (Source : le site de la CGT).

Au-delà de la répression actuelle contre les journalistes, c’est bien un des problèmes centraux posé à la démocratie.

* Reporters Sans Frontières.

James

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