Une catastrophe sanitaire et sociale annoncée

La Base n°8 – Octobre 2020

En six mois le gouvernement n’a rien engagé pour anticiper un nouveau développement de l’épidémie. Il a opté pour une gestion libérale de la crise sanitaire, préférant faire la morale voire sanctionner les contrevenantEs plutôt que de déployer une véritable politique de santé publique.

Le masque, obligatoire sur les lieux de travail, est souvent à la charge des salariéEs.

Les tests pratiqués ne répondent à aucune logique de ciblage des populations symptomatiques et de leurs contacts.
Le système de tests PCR s’est effondré et il est devenu quasiment impossible de tester, de tracer, d’isoler, les délais ayant explosé.

C’est le résultat d’une dégradation continue du système de santé publique, orchestré sciemment par un gouvernement qui n’a rien fait pour répondre au manque de moyens matériels et humains. Une gestion catastrophique qui a conduit à la saturation des laboratoires et qui risque de saturer à nouveau l’ensemble des hôpitaux, comme à Marseille.

Le gouvernement vient de trouver une “solution” : dissuader les patients de venir aux urgences . En effet, le ministre Véran a décidé qu’à partir du 1er janvier 2021, si votre passage aux urgences n’est pas suivi d’une hospitalisation (80 % des cas, actuellement), vous payerez un “forfait urgences”, dont le montant sera fixé plus tard, par décret.

Votre enfant a une poussée de fièvre en pleine nuit, vous vous rendez aux urgences, heureusement il est soigné mais pas hospitalisé, vous payez quand même !!!

Un véritable scandale !

À l’inverse de cette politique criminelle, il faut imposer des mesures d’urgence, notamment la distribution de masques gratuits, l’achat de matériel pour tester plus rapidement, l’embauche massive de personnels soignants, tout en diminuant leur temps de travail et en augmentant leurs salaires.

Résister ensemble !

Imposer un bouclier sanitaire et social, briser l’austérité à l’hôpital, nécessite de construire un meilleur rapport de forces pour les salariéEs malgré la difficulté de la période qui produit atomisation, peur du lendemain, et même peur de mourir.

Le patronat nous conduit toujours plus au désastre, et l’État fait mine de jouer les arbitres mais n’a aucune réponse à la crise du capitalisme, sinon celle de nous faire payer la crise..

A la date anniversaire des 75 ans de la Sécurité Sociale, cette conquête essentielle des travailleurs-lleuses aujourd’hui gravement menacée, pour enrayer cette catastrophe, nous ne pouvons compter que sur nos mobilisations, la mobilisation générale, les grèves… pour imposer des mesures d’urgence nécessaires pour éviter la barbarie dans laquelle le capitalisme plonge l’humanité.n

L’Anticapitaliste

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