Pas de révolution sociale sans émancipation des femmes, pas d’émancipation des femmes sans révolution sociale !

La Base n°8 – Octobre 2020

Le confinement a mis en lumière combien le capitalisme doit aux femmes. Infirmières, aides soignantes, aides à domicile, personnelles des EHPAD, caissières, femmes de ménage, mères de famille…Sans elles les incompétences du pouvoir et le manque de moyens consécutifs à la privatisation des services publics auraient eu raison de la société.

Elles ont été applaudies, on leur a promis quelques sous – pas à toutes quand même !!! – mais ni les effectifs, ni les matériels, ni l’organisation des services n’a changé : on continue de fermer des lits d’hôpital !

Les personnelles de la clinique du Parc à Nantes, petite clinique psychiatrique, en lutte depuis juin pour des salaires décents (elles demandent 100 euros ) se sont mises en grève illimitée depuis le 16 septembre. Il y a eu des milliards pour sauver l’industrie et les banques d’une déroute annoncée, des miettes pour la santé et l’éducation et rien pour les grévistes de la clinique du Parc !

Sans doute pour leur faire payer leur audace et pour décourager celles qui voudraient en faire autant.

Pourtant, elles montrent la voie. Si toutes les femmes s’arrêtent, tout s’arrête. La grève des femmes est capable de mettre à genoux le système capitaliste et le patriarcat. Cette idée forte est portée par des femmes dans le monde entier. Et, pour le 8 mars 2021, elles appellent à la grève toutes les femmes, avec ou sans emploi rémunéré, elles appellent à cesser toute activité gratuite ou payée au service du capitalisme et des hommes.

Le monde d’après sera un monde sans capitalisme et sans patriarcat… ou ne sera pas !

Cathy

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