La Commune : chronologie

1870 : la guerre, le siège de Paris et le début du mouvement révolutionnaire

– 19 juillet : Déclaration de guerre de la France à la Prusse.

– 2 septembre : Défaite et capitulation de l’armée de Mac Mahon à Sedan. Napoléon III prisonnier.

– 4 septembre : Proclamation de la III ème République à l’Hôtel de Ville de Paris.

Le Palais-Bourbon est envahi par les manifestants. Formation du gouvernement de la Défense nationale présidé par le général Trochu.

– 19/20 septembre : Blocus de Paris. La capitale est encerclée par 180 000 Prussiens.

– 28 septembre : Capitulation de Strasbourg

– 7 octobre : Départ de Gambetta en ballon : il gagne Tours où se trouve la Délégation du gouvernement et commence à organiser des armées de secours pour Paris.

– 31 octobre : Journée insurrectionnelle à Paris. Flourens et ses tirailleurs de Belleville prennent l’Hôtel de Ville, perdu dans la soirée.

– 1 er novembre : Arrestations parmi les insurgés, malgré les promesses faites.

1871 : la fin de la guerre et la Commune

– 5 janvier : Début du bombardement de Paris par les Prussiens.

– 6 janvier : La 2e affiche rouge du Comité central des vingt arrondissements appelle à la lutte à outrance et à la formation de la Commune.

– 3/17 janvier : Défaites des armées de Gambetta dans le Nord, sur la Loire et dans l’Est.

– 18 janvier : Guillaume II, roi de Prusse est proclamé empereur d’Allemagne à Versailles, dans la galerie des glaces du château.

– 22 janvier : Échec d’une tentative insurrectionnelle place de l’Hôtel de Ville. Une fusillade fait cinq morts parmi les manifestants. Le général Vinay dirige la répression.

– 28 janvier : Signature de l’armistice.

– 8 février : Élection de l’Assemblée nationale : 36 des 43 députés de la Seine sont des républicains hostiles à la capitulation.

– 15 février : Constitution provisoire de la Fédération de la Garde nationale.

– 17 février : À Bordeaux où s’est réunie l’Assemblée nationale, Adolphe Thiers est désigné comme chef du pouvoir exécutif.

– 24/26 février : Manifestations des gardes nationaux à la Bastille.

– 26 février : Signature à Versailles des préliminaires de paix qui prévoient la perte de l’Alsace-Lorraine.

– 1er mars : Les préliminaires de paix sont ratifiés par l’Assemblée nationale réunie à Bordeaux par 546 voix contre 107.

– 1er/3 mars : Les Allemands entrent à Paris et occupent les Champs-Élysées. L’Assemblée décide de siéger non à Paris mais à Versailles.

– 11 mars : Le général Vinoy qui commande les troupes de Paris interdit plusieurs journaux républicains.

– 10/15 mars : Constitution du Comité central de la Garde nationale.

– 17 mars : Un conseil des ministres présidé par Thiers au Quai d’Orsay décide de faire enlever les canons qui sont à Montmartre et de faire ensuite arrêter les principaux meneurs révolutionnaires.

18 mars : Début de l’insurrection.

Échec de l’enlèvement des canons à Montmartre et Belleville. La troupe fraternise avec les insurgés. Les généraux Lecomte et Clément Thomas sont fusillés. Les autorités évacuent Paris et le Comité central de la Garde nationale s’installe à l’Hôtel de Ville.

– 19 mars : Proclamation de la Fédération de la Garde nationale. Le Comité central de la Garde nationale annonce des élections communales.

22 mars/4 avril : Mouvements communalistes en province : à Lyon (22-25 mars), à Marseille (23 mars-4 avril), à Narbonne (24 mars), à Toulouse (24-27 mars), à Saint-Étienne (24-28 mars), au Creusot (26 mars).

26 mars : Élections de la Commune de Paris.

– 28 mars : Proclamation, à l’Hôtel de Ville, de la Commune de Paris.

– 29 mars : La Commune nomme dix commissions. Abolition de la conscription et des armées permanentes. Remise des trois derniers termes de loyers et suspension des ventes au Mont-de-Piété.

2 avril : Séparation de l’Église et de l’État

– 3/4 avril : Échec des tentatives de sortie des fédérés sur Rueil, Bougival et Châtillon. Flourens et Duval, faits prisonniers, sont fusillés sans jugement.

– 6 avril : En riposte à cette exécution, la Commune vote le décret des otages. Mac Mahon est nommé commandant en chef de l’armée de Versailles.

– 11 avril : Début des opérations menées par l’armée de Versailles. Constitution de l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés.

– 12 avril : Décret sur les échéances : toutes les poursuites sont suspendues.

– 16 avril : Décret sur la réquisition des ateliers abandonnés.

– 17 avril : Moratoire des effets de commerce.

– 19 avril : Vote par la Commune de la Déclaration au peuple français.

– 24 avril : Réquisition des logements vacants.

– 27 avril : Décret interdisant dans les ateliers le système des amendes et des retenues sur salaires.

– 28 avril : Publication de l’Appel au peuple de campagnes. Interdiction du travail de nuit dans les boulangeries. Formation d’une commission pour organiser l’enseignement laïc, primaire et professionnel.

– 1er mai : Création par la Commune d’un Comité de salut public.

– 9 mai : Prise du fort d’Issy par les Versaillais.

– 15 mai : Appel de la Commune aux grandes villes de France. Sécession de la minorité de la Commune qui refuse les dérives autoritaires du comité de salut public.

– 16 mai : La colonne Vendôme est abattue.

– 19 mai : Décret de laïcisation de l’enseignement.

– 21 mai : Les troupes de Versailles entrent dans Paris par la porte de Saint-Cloud. Delescluze lance un appel à la Résistance.

21/28 mai : La Semaine sanglante :

40 000 communards sont arrêtés. 30 000 sont tués ou exécutés sans jugement. Massacres et incendies se généralisent. Les otages sont fusillés. Dernières barricades dans l’est de Paris.

– 29 mai : Reddition du fort de Vincennes qui était aux mains des communards mais qui n’avait pas participé à la guerre civile. Plusieurs officiers sont fusillés.

– Juin : Mise en place des conseils de guerre.

1872 : suite de la répression

Loi Dufaure interdisant l’affiliation à l’Internationale.

– 3 mai : Départ du premier convoi pour la Nouvelle-Calédonie. Environ 4 000 Communards y seront déportés, dont Louise Michel.

1880 : l’amnistie

– 11 juillet 1880 : Vote de la loi d’amnistie .

Chronologie issue du site des Amis de la Commune, d’après celle établie par Claude Latta dans « La Commune de 1871 – L’ événement, les hommes et la mémoire » ; actes du colloque de Précieux et Montbrisson les 15 et16 mars 2003, sous la présidence de Michelle Perrot et Jacques Rougeries.

Publication de l’Université de Saint-Etienne, 2004.

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