« En marche vers la dictature… »

Nous ouvrons nos colonnes à La libre Pensée, fondée en 1847 par la rencontre des militants du mouvement républicain et ouvrier naissant qui se fixaient pour but la laïcité de l’Ecole et de l’Etat, et la lutte intransigeante contre l’oppression religieuse. Face à l’offensive réactionnaire actuelle ce combat séculaire retrouve – hélas – toute son actualité.


Une campagne démesurée et hystérique, est en train de se dérouler dans notre pays.

Toute personne ou association qui ne vouerait pas un culte aux soi-disant « valeurs de la République » est accusée de séparatisme et peu ou prou soupçonnée d’apologie de terrorisme. Confondant volontairement islamisme, fondamentalisme et terrorisme le gouvernement désigne une religion à la vindicte publique en cherchant à y associer tous ses opposants.

A la suite de l’hommage à Samuel Paty la police est même allée jusqu’à arrêter chez eux des enfants de 10 ans et à les interroger pendant une dizaine d’heures, parce que soupçonnés d’être liés à des milieux radicalisés. Aucune charge n’a pu être retenue contre eux, ni d’ailleurs contre leurs parents, mais on imagine la peur ressentie par ces enfants et la colère de leurs parents.

En s’attaquant aussi brutalement aux enfants, sans aucun recours à une quelconque pédagogie, le pouvoir indique qu’il entend continuer à gouverner par la peur pour faire passer ses plans antisociaux et ses menées liberticides.

Pour la Libre Pensée la défense intransigeante de la loi de 1905 est indispensable.

Cette loi garantit la liberté d’expression et de culte, notamment parce qu’elle interdit à l’Etat de choisir parmi les religions celles qui sont « acceptables » et celles qui ne le sont pas, qu’elle lui interdit de se mêler de leur organisation et de les financer.
Est également nécessaire la défense de la loi de 1901 sur les associations qui doivent être traitées à égalité de droits quel que soit leur accord avec l’idéologie du gouvernement.

Depuis 2015 nous vivons sous un régime d’exception où tout se décide par ordonnances et par décrets et où les lois ne sont là que pour autoriser le gouvernement à légiférer et renforcer ses moyens de coercition à travers le nouveau « schéma de maintien de l’ordre » et la multiplication des interdictions sanctionnées par le code pénal.

Les libertés de circulation, d’association, d’expression, de manifestation et les libertés syndicales sont progressivement réduites tandis que les plans anti-sociaux soutenus par les finances publiques se multiplient.

Ainsi un décret du 2 décembre 2020 dénommé « Prévention des atteintes à la sécurité publique », mentionne la possibilité de ficher des personnes en raison de leurs « opinions » politiques, de leurs « convictions » philosophiques ou religieuses, de leur appartenance syndicale ou associative. Ainsi donc en raison de vos opinions ou de vos convictions vous risquez en permanence une descente de police et un interrogatoire.

Le 21 décembre Jean Castex a présenté le projet de loi « insttuant

un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires » qui multiplie

et pérennise les possibilités de légiférer par décret pour restreindre

les libertés.

Devant les protestations, il a dû renoncer pour l’instant à l’obligation de vaccin contre la COVID-19 dont le seul effet certain à ce jour est d’avoir fait flamber les actions des groupes pharmaceutiques.

Défendre les libertés c’est exiger l’abandon de la loi « sécurité globale », de la loi « confortant les principes républicains » et de la loi « de gestion des urgences sanitaires ». La défense des libertés passe par l’abrogation immédiate de l’état d’urgence sanitaire et le renforcement du système de santé en moyens matériels et humains.

La Libre Pensée prendra toute sa place dans les prochaines mobilisations.

Christian / La LP

Illustration : au début du XXème siècle le combat est rude entre l’Eglise et les laïques républicains. Les journaux, et en particulier l’Assiette au beurre et les caricaturistes, en sont les vecteurs redoutables. Ici le célèbre dessinateur Jossot se moque des “gardiens de la paix”, et de la “discipline” et de l’idéologie des prêtres…

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