Il faut interdire les licenciements !

Sous contrainte – ou prétexte – de crise sanitaire et économique, c’est désormais un total de 560 milliards d’euros qui ont été alloués par l’Etat aux entreprises.
Ce “plan de relance” accompagne des dizaines de milliers de suppressions d’emplois et une profonde remise en cause des conditions de travail, facilités par les ordonnances Macron et la loi El Khomri.

Depuis la pandémie, les plans de licenciements et les “restructurations” se multiplient. On parle de 800 000 chômeurs de plus dans l’année. Dont 60 000 liés directement à des “plans sociaux”.
Le 2 juillet, Airbus annonçait la suppression de 15 000 emplois, dont 5 000 en France. L’aéronautique représente plus de 27 000 emplois dans les Pays-de-la-Loire. Dans notre département c’est la saignée avec plus de 1 000 suppressions d’emplois prévues. Des centaines de salariés, employés par des sous-traitants, sont également menacés.
Le 3 juillet, les 350 salariés de Trigo Qualitaire ont appris que 174 d’entre eux devraient être licenciés. 70 salariés (sur 130) seraient concernés en Loire-Atlantique.
Daher, Safran, Saprena, Simra, Gestal, A3A, Halgand, Famatt… toutes ces sociétés travaillent pour Airbus. Un plan de suppression d’emplois dans cette entreprise les toucherait toutes. Déjà, les intérimaires ont vu leurs contrats stoppés durant le confinement, puis les CDD. Maintenant ce sont les salariés en CDI qui se voient annoncer des plans de licenciements. Une saignée qui n’est pas terminée.
Les chantiers navals et le secteur automobile commencent à être touchés.

Pourtant, jamais les actionnaires n’ont engrangé autant de dividendes, profité d’autant d’exonérations de cotisations
sociales et fiscales. 15 milliards ont été versés à Airbus ! Depuis le Covid, 560 milliards d’aides aux entreprises ont été votés, alors que rien n’est fait pour les hôpitaux ou l’éducation nationale !

Il s’agit d’un véritable pillage des fonds publics et de la Sécu (notre argent) au service des capitalistes et des banquiers, et d’une opportunité pour organiser des dizaines de milliers de licenciements, comme chez Total (grève récente à Donges contre la suppression de 75 postes + précaires), chez Bridgestone, Air France, Carrefour, Alinéa et dans des centaines d’entreprises.

Alors, face à cette situation sans précédent, peut-on soutenir d’une manière ou d’une autre, ce soit-disant plan de relance, comme le font certain.es élu.es en versant des larmes de crocodile devant les journalistes ? Peut-on seulement s’émouvoir, se désoler, participer à des “tables-rondes”, réclamer des “moratoires” ou des “contreparties” ?

Il y urgence. Pour protéger les travailleurs de la catastrophe qui vient ne faut-il pas préparer une mobilisation massive, unitaire, pour interdire les licenciements, bloquer les plans anti-ouvriers du gouvernement et du Medef, réquisitionner les milliards versés
aux grandes entreprises, renationaliser les banques et les grandes sociétés (dont Airbus), réduire le temps de travail, réorganiser et planifier la production pour les besoins exclusifs de la population ?

Bref, s’engager dans la rupture avec le système capitaliste. Et pour cela en finir au plus vite avec Macron, Castex et consorts.
On ne peut plus attendre.

Willy

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