Combattre la pollution de l’air

La Base n°8 – Octobre 2020

L’association Vivre à Méan-Penhoët est née il y a 5 ans pour lutter contre l’installation d’une usine de traitement de surface – Rabas Protec – au cœur du quartier. L’action de VAMP a annulé l’autorisation de polluer de cette entreprise et conduit à une nouvelle enquête publique qui se tenait jusqu’au 3 octobre.

Cette usine utilise et rejette dans l’atmosphè̀re un certain nombre de substances polluantes parmi lesquelles du Chrome VI, le Chromate de strontium, reconnu cancé́rigène certain par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) et inscrit sur la liste des substances extrê̂mement préoccupantes soumises à̀ autorisation par l’Union Européenne.

Cette usine se situe à̀ moins de 20 m des premières habitations, à 80 m de l’internat de l’I.M.E. Clé́mence Royer, à 200 m de l’école Ernest Renan et de la mini-crèche Pomme d’Happy, à̀ 350 m de l’école Saint-Joseph, de la SEGPA Sainte-Thérèse et de la Halte santé ANEF-Ferrer, et à̀ 500 m de l’école Paul Bert .

Nous nous sommes opposéś à̀ cette installation, tant sur le fond : mise en danger de la santé de la population et plus particulièrement des enfants des établissements avoisinants, que sur la forme : une enquê̂te publique incomplète et réalisé́e en catimini au cours de l’été 2015.

Le Tribunal administratif nous a donné raison en annulant l’autorisation d’exploiter dé Rabas Protec le 28 novembre 2018.

L’État a alors fait appel et simultanément la Préfecture a publié une autorisation dérogatoire permettant à̀ Rabas Protec de poursuivre ses activités, contournant ainsi la décision de justice qui nous é́tait favorable.

L’entreprise a eu alors 6 mois pour pré́senter un nouveau dossier de demande d’autorisation d’exploiter et c’est ce qui entraine cette nouvelle enquê̂te publique jusqu’au 3 octobre 2020.

Alors que les chiffres mesurant la santé́ de la population Nazairienne sont particulièrement inquié́tants quant à la surmortalité par cancers ou affections respiratoires, il faut exprimer notre opposition à̀ l’existence d’une usine polluante de plus au cœur du quartier, et exiger des normes sanitaires conformes aux intérêts de santé plutôt qu’aux impératifs économiques.

Nous espé́rons que cette fois, contrairement à ce qui s’était passé lors de l’enquête de 2015, le Conseil municipal de St-Nazaire saura prendre position, comme l’y invite l’arrê̂té pré́fectoral.

Nous invitons toute personne qui ne se résigne pas à subir les usages industriels polluants au dé́triment de la santé des populations à exprimer son opinion, à soutenir notre action et les prochaines initiatives.

Plus d’informations sur notre site internet :

https://vamp-stnaz.org

Contacts : vivreameanpenhoet@gmail.com

c/o MQMP – Le Chantilly,1, rue Emile Combes – 44600 Saint-Nazaire

Adhésions : à partir de 10 € chèque à l’ordre de : Vivre à Méan-Penhoët.

VAMP

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